Le président de groupe de MDA expose les occasions et les défis pour le Canada dans l’espace

2018-12-06T16:48:00+00:00

Le 25 september 2018

Le rôle du Canada dans le secteur spatial, de même que son éventuelle participation dans l’économie florissante de ce secteur, requiert un engagement de la part du gouvernement fédéral de même que l’adoption d’une nouvelle stratégie spatiale qui permettrait d’assurer la place de chef de file du Canada dans l’espace, a déclaré Mike Greenley, le président de groupe de MDA, une société de Maxar, dans une allocution prononcée devant le Cercle canadien d’Ottawa.

« Il faut doter le pays d’un plan spatial à long terme qui détermine le financement nécessaire pour maintenir et améliorer nos capacités de calibre mondial dans les domaines de la robotique spatiale, des communications satellites, de l’observation de la Terre et des sciences spatiales et nous permettre d’explorer de nouvelles avenues en matière de leadership. Et il faut le faire maintenant, car plusieurs décisions urgentes doivent être prises », a précisé M. Greenley.

La question la plus urgente à l’heure actuelle est de savoir si le Canada participera ou non au prochain grand projet d’exploration de la communauté spatiale internationale. Alors que certains gouvernements réduisent leurs investissements dans la Station spatiale internationale, les principales nations présentes dans l’espace, notamment les États-Unis, l’Europe, le Japon et la Russie, planifient de retourner sur la Lune dans les années 2020. De son côté, la NASA envisage la construction d’une petite station spatiale qui orbitera autour de la Lune et qui servira de base pour l’exploration lunaire, de plateforme pour des expériences scientifiques et de passerelle pour l’exploration de l’espace lointain.

L’engagement du Canada impliquerait la création d’un Canadarm de troisième génération, la technologie emblématique issue de la robotique spatiale canadienne qui figure fièrement sur notre billet de cinq dollars. La robotique spatiale canadienne procurerait des solutions hautement visibles, novatrices et essentielles pour le Portail en orbite lunaire, notamment pour l’assemblage du portail en tant que tel (et son entretien régulier), l’interception de vaisseaux en visite et la réalisation d’études scientifiques à proximité de la Lune. Compte tenu de la distance qui nous sépare de la Lune, il faudrait que ces systèmes de robotique spatiale de pointe fonctionnent de façon autonome, ce que rendrait possible la technologie d’intelligence artificielle canadienne. Des contributions subséquentes pourraient concerner les véhicules lunaires et la technologie de la médecine spatiale.

« La communauté internationale s’attend à ce que le Canada participe à la mission et fournisse les systèmes de robotique de pointe pour le Portail en orbite lunaire, étant donné qu’aucun autre pays ne surpasse le Canada dans ce domaine, a indiqué M. Greenley. C’est au Canada d’assumer ce rôle. »

« S’engager à participer au Portail en orbite lunaire dans le cadre de la prochaine stratégie spatiale servirait à maintenir et à rehausser le statut de chef de file du Canada dans le domaine de la robotique spatiale, en plus d’indiquer à la communauté internationale que le pays entend revendiquer sa place au sein de la nouvelle économie spatiale, a-t-il ajouté. La valeur du marché spatial mondial a atteint 380 milliards de dollars américains en 2017, et les analystes prévoient que ce marché se chiffrera à plusieurs trillions de dollars dans les prochaines décennies. »

Selon M. Greenley, la participation du Canada dans l’espace permettra non seulement de stimuler l’innovation et la compétitivité du pays à l’avenir, mais elle contribuera également à préserver sa capacité à influencer le débat mondial au sujet de l’espace.

« Nous savons à quel point il est important pour le Canada de faire partie de la discussion, a commenté M. Greenley. Se réengager dans le secteur spatial renforcerait notre capacité à participer au développement des projets dans l’espace et à soutenir les domaines d’expertise canadiens émergents, comme le droit interplanétaire ».

Greenley a souligné qu’au cours de l’automne, la société MDA et d’autres partenaires de l’industrie spatiale s’adresseront aux Canadiens et aux représentants élus pour parler de l’importance de l’espace.

Aidez le Canada à conserver sa place dans l’espace. Communiquer avec votre député / députée pour exprimer votre appui et signez votre nom sur cette pétition au gouvernement du Canada et partagez votre soutien.

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